Montagne Pelee Fruits des Antilles

Fruits des Antilles, pas comme les autres…

L’esprit voyageur incite à s’arrêter dans certains lieux… nous rappelant que certains fruits des Antilles sont devenus « hors du commun » dans nos assiettes ou sur les marchés. Pourtant, ils méritent notre intérêt appuyé par les réponses d’Anaïs Janvier ; découvrons ensemble un quotidien qui se dit naturel et riche d’enseignement.

L’abricot – pays, un fruit pluriel ?

Abricot-pays Fruits des AntillesLe Mammea americana, m’explique Anaïs, est un des rares arbres à ne pas avoir été importé par l’homme ; endémique, il est issu plus exactement des Grandes Antilles.

Le fruit encore appelé mamey a une pulpe orangée qui agrémente facilement les salades de fruit ou confiture.

Les feuilles en tisane amélioreraient les « rhumatismes » d’après les anciens.

Alors que le noyau râpé et trempé dans l’huile de coco sert d’insecticide (poux, moustique…) grâce à sa coumarine , l’eau distillée de ses fleurs (aux parfums subtiles) facilite la digestion avec l’« eau de créole ».

Un dégradé d’utilisation pour ces fruits des Antilles pour le moins complet !

Fruit oublié, le mamin n’arrête pas de surprendre !Mamin Fruits des Antilles

L’annona glabra, (Kachiman kochon en Guadeloupe ou encore Bwa flo en Martinique) est de la famille du corossol. Des propriétés anticancéreuses pour ses graines ont été aussi décrites il y a une dizaine d’années.

Très parfumé, acidulé, il se mélange très facilement avec d’autres fruits en jus comme l’ananas ou le fruit de la passion. Il réhausse ainsi la saveur car n’est pas sucré de lui-même. Vivement le mois de juillet où le domaine compose ce fameux breuvage que j’irai goûter !

Il a donné aussi le nom au canal Mamin du Lamentin (vous voyez … ?), pour nous rappeler qu’il a une prédilection pour les zones humides comme la mangrove. D’ailleurs appelé « pommes des alligators » en Floride, c’est peut-être son goût qui attire « Georges » sur nos berges ? 😉

Une souris verte… non, une christophine verte !Christophe verte Fruits des Antilles

Trois variétés différentes (Sechium edule), me rapporte la jeune cultivatrice, dont la verte foncée se « tient mieux à la cuisson » pour un gratin par exemple.

Composée de 70 % d’eau, elle se décline aussi râpée en salade… (confiture et sorbet !), sans oublier qu’il est possible de boire l’eau de cuisson.

Aux vertus multiples, la christophine aurait aussi un effet favorable sur l’index glycémique. Tant mieux car à la Réunion, les « chouchous » (nom vernaculaire du fruit) sont servis aussi en gâteau.

Sa culture est simple sur une petite bute enrichie en “fumier de poule” sans oublier un tuteur pour cette plante grimpante.

La sapote mamey, attention danger ?Sapote Mamey ou amande amere Fruits des Antilles

Endémique en Jamaïque, cet arbre immense – dit sapotier – donne des fruits d’amandes amères de la grosseur d’un poing.

A maturité, l’intérieur orangé est crémeux et se détache facilement à la petite cuiller ; pourtant introuvable sur le marché, Anaïs me répond, que le fruit est méconnu de la population et qu’une sensibilisation pour favoriser sa vente est indispensable.

Aussi, me rappelle-t-elle… le principe actif de la graine est utilisé en pâtisserie… avec parcimonie ! car l’acide cyanhydrique de l’amande amère est toxique voire mortelle à forte dose… pourtant nos narines enfantines se régalaient car utilisée comme conservateur de colle à papier : rappelez-vous, une odeur inoubliable !

Le mangoustan en un tour de main !Mangoustan Fruits des Antilles

Violet de chair, sa pulpe très juteuse se découpe en excellents quartiers. Depuis 1970, des propriétés anti-oxydantes (de la famille des xanthones) lui sont accordées : son jus se trouve facilement dans les magasins d’aliments naturels.

Par contre rarement en vente dans les grandes surfaces, Anaïs a pourtant repéré ces fruits des Antilles à 32 euros le kilo ! A ce prix-là, cela ne m’étonne pas que la reine Victoria d’Angleterre nommait toute personne qui lui en ramenait « chevalier » ! Déjà rare et cher à cette époque.

Texte écrit avec la collaboration d’Anaïs Janvier.

Remerciements à randosansfrontière pour le vécu de la journée.

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    • Remir
    • 20 mars 2018
    Répondre

    merci à Anaïs car j’en ai beaucoup appris alors qu’il s agit de ma 2ème visite du domaine.

      • L'équipe de Family Evasion
      • 20 mars 2018
      Répondre

      Il est vrai qu’Anaïs nous fait connaitre la Martinique “autrement” ! A bientôt

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