Willy Renard ou Wil’Fox, homme passionné et photographe passionnant

  Willy Renard, au-delà des images

Son premier mot est passionné… et on le croit sans sourciller.

Ses premiers pas l’ont conduit sur les chemins des fleurs, en tant qu’enseignant en horticulture, puis sur ceux de la randonnée, comme animateur, avant de rejoindre le littoral en qualité de coach de longe côte.

De la terre à la mer, la nature est donc son univers, son fleuron, sa liberté. Elle accompagne son parcours, nourrit sa curiosité et façonne naturellement son regard.

Le respect qui émane de cette relation transpire dans chacune de ses images comme une nécessité. Chez Willy, l’environnement est bien plus qu’un décor : il est habité et habitable, visible et invisible.

Photographier devient alors une manière de regarder autrement, de révéler ce qui nous entoure et que nous ne prenons pas toujours le temps de visualiser. Une lumière, une forme, un détail, une atmosphère… autant d’instants qui racontent quelque chose au-delà de l’image.

Car derrière l’objectif, il y a avant tout un homme qui observe, qui ressent et qui partage.

Voir le beau en tout

C’est ainsi que la capture rehausse le moment : une authenticité, une émotion, une sublimation. L’artiste me confie cet objectif “presque obsessionnel” de raconter au-delà des pixels.

Du mouvement à la suggestion, de la composition à la beauté, de l’instantané à la créativité, Willy envisage avant de cliquer. Chaque image est le fruit d’une intention, d’un regard, d’une recherche. Il rejoint ainsi cette harmonie intérieure, cette joie indicible qui fait de lui un homme profondément passionné.

C’est dans cet ordre d’idée que ses photos ne sont aucunement retouchées, seulement traitées. D’où, parfois, des dizaines de clics pour parvenir à la satisfaction du regard. Car il ne s’agit pas simplement de prendre une photo, mais de trouver la bonne image, celle qui correspond à ce qu’il avait imaginé, ressenti ou entrevu. D’où un gros travail de triage !

Et le progrès est sans nul doute son cheval de bataille. Faire et refaire, recommencer, chercher encore… pour améliorer non pas sa technique, qu’il a acquise au SERMAC, parachevée en ligne, mais surtout cet « instinct de faire du beau » qui semble aujourd’hui guider son regard.

« Car la photographie vit… comme un tableau qui raconte une histoire. »

Une histoire qui naît d’un instant, d’une lumière, d’un mouvement ou d’une émotion. Une histoire faite “de contrastes” qui appartient à celui qui regarde avant de capturer. Dans l’idée d’une invitation à l’autre… de celui qui regardera, ce visiteur que nous ne manquerons pas d’être.

Loin du côté virtuel de l’intelligence artificielle, Willy défend ainsi une photographie qui se vit et se construit dans l’instant.

Une photographie où le regard humain reste au cœur de l’image.

Et se partage.

Depuis 2022, des expositions immersives

Elles se succèdent au gré des opportunités : de Sainte-Anne à Ducos, puis à nouveau à Fort-de-France.

La Ronde des Caps devient alors Tras’Caps, une boucle d’images qui vient embellir le célèbre parcours des traileurs du péyi. Puis vient une ambiance particulière, ducossienne, où le rivage est également accompagné d’un bruitage et de sable à même le sol. Car l’artiste ne se contente pas de proposer des points de vue sur papier : il cherche à transmettre une atmosphère « globalisée », en fait à nous transporter au-delà de l’image.

Le noir et blanc l’habite… Dans cette recherche de perfection, ces deux couleurs sont légende dans la photographie. Alors, peu à peu, le défi émerge, jusque dans les prises carnavalesques où le noir et blanc remplace la couleur, qui pourtant est signe de fête et d’exubérance !

Un diable rouge … Imaginez ?! Mais la passion l’emporte avec le challenge : celui de mettre en avant l’autre, quelle que soit la palette.

Ce qui le guide est certainement le jeu de lumière (Limiè à Ducos), les contrastes (Domino à Fort-de-France), mais aussi son attachement profond à son environnement.

Et c’est sans doute là que se dessine le fil conducteur de son parcours photographique : regarder son territoire, en révéler la beauté et rendre hommage à la culture martiniquaise.

Qu’en est-il de Matinik an Tjè koko ?

Sa quatrième exposition arrive au Centre International de Séjour, le 23 août.

Avec cette perpétuelle envie de sortir de sa zone de confort, Willy Renard nous offre ici un chemin, une histoire, une relation… Mais comment s’y prendra-t-il ?

Il aura à cœur de répondre à son credo : le lien à la terre et au patrimoine martiniquais, nourri par son enfance et par son expérience acquise au fil des années. La relation entre la personne et le site qu’elle habite sera également au cœur de cette exposition, avec notamment des portraits sans visage, qui laissent place à l’imaginaire et à l’interprétation.

Et puis, il y a cette volonté d’amener le visiteur à s’immerger pleinement dans les scènes offertes, à ne plus être seulement spectateur, mais à entrer dans l’histoire, à ressentir le lieu, l’atmosphère, le lyannaj.

Pour tout vous avouer, j’ai hâte de découvrir ce travail passionnant d’un homme passionné.

Alors, rendez-vous à ne pas manquer avec Matinik an Tjè koko !

Une exposition à découvrir pour entrer dans une entente parfaite entre l’homme, la terre et le regard du photographe.

Crédit Photo Willy Renard ou wil’Fox

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    • Jizel
    • 21 août 2026
    Répondre

    Vraiment je suis émerveillée devant toutes tes réalisations Willfox. Merci également pour tes beaux clichés. Bonne expo et merci Carole.

      • L'équipe de Family Evasion
      • 21 août 2026
      Répondre

      Nou ka kolé tet Jizel ! Merci à toi et bien sûr à Willy qui s’est prêté au jeu des questions sur son magnifique travail.
      Et An sis kat dé … l’avait déjà rencontré !

    • Pat
    • 21 août 2026
    Répondre

    Magnifique!
    Un petit tour à l’exposition s’impose afin de voir toutes ces belles photos. Bravo

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