Rivière-Salée, plaine cannière avec Randotour

Rivière-Salée, riche histoire sucrière

Habitation Lapalun Riviere-salee

Usine sucriere Riviere-SaleeRivière-Salée se divise en Petit-bourg et Grand-Bourg et doit son nom aux eaux saumâtres de ses cours d’eaux.

Ceux-ci ont été assainis par la main de l’homme au 18ème siècle et ont permis l’implantation de deux usines sucrières, Poirier (à Génipa) et La Guillot. Les usines fermeront vers les années 1970 après la crise sucrière avec un siècle d’histoire derrière elles.

Dody, Ludovic Louri

Ludovic Louri, gardien du patrimoine de la ville, est un passionné de l’histoire de la plaine cannière.

Ayant vécu sur ces terres depuis l’enfance, nombres de souvenirs donnent lieu à la richesse d’une transmission orale et écrite, puisqu’il est l’auteur de plusieurs livres à ce sujet.

Histoire d’usine…

De la vie d’Habitation à Rivière-Salée (Lapalun et Trenelle), au canal Gibier, aux transports de la canne, en détaillant la première machine à vapeur en 1930 puis passant par la Kaï-lapè (bureau du salaire). Plus de secret pour Ludovic, dit Dody, qui raconte avec ferveur le passé sucrier de sa commune !

canal riviere-saleeIl raconte… nul ne peut l’arrêter. 😉

De janvier à juin avait lieu la récolte par des permanents. Le contremaitre divisait alors son temps entre la balance, la bascule et le moulin.  Les hommes en coupette s’affairaient dans les champs. Le mot bermuda n’existait pas pourtant la forme était bien la même, puisque le bas de pantalon était coupé. Pour faire deux sacs !

La « guerre des rails » nous est aussi contée. Wagons et locomotive serpentent les 18 km de Rivière-Salée. 350 km de rails sur l’ensemble du territoire. Mais des écarts différents d’une propriété à une autre. 1,17… 1,20… 1,27… jusqu’à 13 différents ! afin d’éviter la « mainmise du voisin ».

sucrerie riviere-salee

Histoire d’habitation…

Canne a sucre

Tout est passé en revue, pour cet homme heureux de transmettre la vérité de la plaine.

Ainsi les herbes couresse, de pourpiers ou encore d’épinards accompagnent le repas de cribiche la rivié (crevettes d’eau douce).

mandarineDeux vergers  existaient autour de l’habitation Trenelle où mandarines, oranges amères… abondaient.

Alors que la boutique offre quelques compléments alimentaires comme morue, hareng saur et vin… et une pharmacopée rudimentaire à base de bay rum et aspro.

Dody nous rappelle comment la “femme tenant boutique” faisant la police dans l’habitation, car accordait le crédit aux travailleurs !

Plaine cannière avec sa faune et flore

Bois couleuvre

FromagerTout au long de notre randonnée, Joseph, ancien guide de moyenne montagne nous livre sa connaissance sur les espèces végétales croisées.

Les impressionnantes épines du jeune fromager et de “sa malédiction”, la superbe fleur du baobab (arbre à palabres), alors que le bois couleuvre donne de sa superbe !

Baobab riviere-salee

La côtelette parade avec ses grandes feuilles : utilisée pour la grippe, elle était autrefois la plante  des accoucheuses. Par contre, le mombin se goute en fruit ou  macère dans du rhum !

JosephHerbes "cotelette"

 

 

 

Je n’ai pas eu le temps de photographier le franciscain, passereau des plaines en zone humide ; par contre le manicou  – aveuglé par la clarté – ne m’a pas échappé !

Manicou

En fin de randonnée, une halte au quartier Là-Haut, nous a permis la visite du site de fabrication Valcaco, excellence du chocolat.